Démocratiser la vie-rtuelle

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La vie virtuelle est une vie numérique, digitale, binaire. Loin de la vie de la ruelle. Nous naviguons alors dans un monde de 0 et de 1, nous échangeons des 0 et des 1. C’est un peu comme le langage Morse . – pour rester simple.

Ces 0 et ces 1 sont des « bits » (BInary digiTs, symbole d. Bit voulant dire « peu » en anglais). J’aurai tendance à parler de « beats » moi, c’est à dire de battements au sein d’un rythme car c’est surtout leur séquence qui va donner du sens complexe et donner son pouvoir à cette base binaire. Les bits sont stockés en mémoire par groupes de 8 sous une forme que l’on appelle « octet » (symbole B pour Byte – même prononciation que le mot « bite » qui veut dire « bouchée ». 1B=8b). 1 octet peut coder pour 1 chiffre ou une lettre par exemple. Il peut prendre 256 valeurs. On parle ensuite de 16 bits pour parler de mots, de 32 bits pour parler de double mots ou d’expressions.

Ces 0 et ces 1 constituent des bouchées de nous-mêmes et en disent sur notre vie non virtuelle, la vie naturelle, organique, dans laquelle nous ne sommes pas forcément des numéros mais des êtres-vivants égaux avec un libre arbitre et un potentiel d’autodétermination. Ca en dit long sur l’identité singulière que nous sommes chacun.

Dans le monde virtuel, se trouvent des aspirateurs à 0 et à 1. Ce ne sont pas des aspirateurs à poussières car ils les aspirent en séquences, c’est à dire sous forme de données qui ont du sens. Ils utilisent notre identité singulière pour la valoriser en la vendant à d’autres qui ont besoin de savoir qui nous sommes à des fins publicitaires et commerciales. Dans tout ceci, nous ne sommes considérés que comme des consommateurs  (rappelons que notre société nous destine essentiellement à un rôle binaire Producteur-Consommateur, pas vraiment en rôle penseur autodéterminable).

Ces aspirateurs sont des entreprises (tels que les trous noirs appelés GAFAMs) qui nous proposent notamment, mais pas que, des services « gratuits » en échange de quoi ils collectent notre activité grâce à de mignons « Cookies »  (l’une des friandises préférées des jeunes. on nous infantilise jusqu’au bout et on cible aussi les jeunes générations) et l’assigne à notre identifiant publicitaire. Nous devenons alors des numéros publicitaires : on nous assigne une pancarte publicitaire qui vient se planter dans le dos au niveau de la moelle épinière, remonte le cou, passe au-dessus de notre tête et hop retombe devant nos yeux pour afficher les publicités parfaites sur notre écran pour fabriquer le consentement, alimenter la machine à consommer, nous consolider dans notre rôle de consommateur, attiser la comparaison avec son voisin.

Ce n’est donc pas gratuit puisque nous payons littéralement de notre personne. Nous donnons notre singularité autodéterminable. Quoi de plus cher.

Encore une fois, cette puissance que nous cédons est facile à reprendre. Enlever la puissance aux dominants pour se redonner de la puissance individuelle et collective, ca me semble assez stimulant.

La démarche se formule ainsi : il faut libérer notre vie virtuelle (et la limiter déjà pour vivre réellement, naturellement). Voici un itinéraire :

Votre ordinateur, votre tablette, votre smartphone (constructeur FairPhone déjà ou reconditionné), votre navigateur, votre usage d’internet, votre fournisseur d’accès (internet et telecom), votre hébergeur si vous êtes producteur de contenu indépendant, votre fournisseur d’électricité qui sera transformée en bits.

  • Le système d’exploitation trahit dès son nom les dangers qu’il peut représenter. Linux, LineageOs, /e/os
  • Les applications Open-source
  • L’installateur d’application : F-android, Aurora store

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