L’Anthropocène

Spread the love

L’Anthropocène (l’ère de l’Homme) est à l’origine une nouvelle période géologique proposée par des scientifiques pour caractériser une ère qui laissera une trace au niveau géologique globale sur la planète et qui fait suite à ce qui était l’holocène jusque là.

L’anthropocène pourrait juste être un marqueur de la prospérité humaine dans le meilleur des mondes : le marqueur de notre épanouissement à l’échelle globale. Mais il symbolise au contraire la domination de l’espèce humaine sur la planète car nous avons un impact négatif sur notre planète entière.

On pourrait davantage parler de Capitalocène car c’est notre modèle de développement qui est impliqué. Cependant, le capitalisme prenant racine dans notre capacité à entrer dans des relations de domination et de soumission, je proposerai également Aliénocène pour être précis mais les deux autres termes ne me semblent pas aberrants non plus.

Le phénomène Anthropocène commence à prendre de l’envergure avec le début de la révolution industrielle qui provoque l’exode rural et le remembrement. Le point-clé ici il me semble est que l’humain prend le dessus sur la planète lorsqu’il se dénaturalise et se déterritorialise : alors que tous les êtres vivants consacrent la majeur partie de leur temps à l’alimentation, tout à coup l’être humain se détache de cette préoccupation et du territoire qu’il habitait, de la nature. La pseudo-science économique invente de nouvelles facons de vivre et d’exploiter et de dominer l’humain et la nature. puis prend une trajectoire logarithmique (accélération : augmentation de l’augmentation) dans la foulée de la deuxième guerre mondiale, ce que l’on appelle La grande accélération mais qui est davantage connu historiquement (jusqu’ici) et économiquement comme Les trente glorieuses.

I=PxAxT : L’impact de l’humanité sur la planète peut être considéré comme proportionnel au produit de la population mondiale par la richesse mondiale (somme mondiale des PIB nationaux) par le niveau technologique (représenté ici par le nombre de brevets déposés). Ce graphique montre l’impact en 2011 mais aussi, si l’on regarde près de l’origine des axes, l’impact en 1950 et en 1900. Deux enseignements peuvent être tirés à mon avis. (1) La grande accélération est ici illustrée de manière flagrante par la différence de volume de l’impact entre 1950 et 2011. (2) La longueur des axes nous montre que ce n’est pas l’augmentation de population qui est responsable majoritairement de l’impact environnemental de l’humanité mais l’augmentation du PIB mondial puis la croissance technologique. Une population importante consommant peu peut avoir un impact environnemental plus faible qu’une plus petite population consommant davantage.

Les composants de l’Anthropocène on été identifié, ainsi que leur trace exponentielle individuelle.

De manière intéressante, on peut constater que l’apparition de maladies infectieuses émergentes (telle que la Covid) suit précisément cette tendance et répond aux critères de traceur de l’anthropocène.

Rédaction en cours…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *