Que faire ?

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 Nous sommes entrés dans une « crise » dont la première secousse nous a obligé à ralentir le rythme de nos vies, a donné du temps, qui nous a montré ce que ca pouvait être de moins travailler, de moins produire, de moins consommer, d’avoir du temps. Les dirigeants ont pris la décision de stopper en grande partie l’économie, encore plus radicalement que ce que le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité devraient imposer jusqu’ici.

Cette crise est d’autant plus spéciale qu’elle nous touche au plus profond, dans ce que l’on a de plus cher et universellement. Elle touche autant les riches que les pauvres. Toutes les personnes qui ont besoin de lien social. Elle a porté atteinte à la structure intergénérationnelle.

Je ne vous parle pas d’une crise due à pas de chance. Je vous parle d’une crise que nous provoquons et qui se reproduira. Qui se surimpose au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité et qui a la même origine.

Il faudrait être fou pour ne pas voir tout ca.

Et pourtant la publicité continue dans les médias. Consommer plus, moins cher, le pouvoir d’achat.

La planète est en cours de destruction, les inégalités augmentent, le tissu social est ténu. nous fabriquons notre destruction, notamment dans la fabrique des pandémies.

Étonnemment à mes yeux, on veut juste revenir au monde d’avant, au lieu de profiter de la faiblesse du système qui est en cause pour en changer. Il se casse lui-même et on veut le réparer pour qu’il continue son oeuvre de destruction et qu’il recasse lui-même. Une étrange répétition de la crise de 2008.

Ces crises ne sont pas des crises à pas de chance, ce sont des crises systémiques du capitalisme, inhérantes au système même. Le système incohérent porte atteinte à lui-même et nous faisaons le choix de poursuivre dans la direction du ravin. Un choix que nous faisons pour nous, pour nos enfants et pour les générations futures.

Que faire ?

Ne rien faire ?

  • Pas de quoi s’inquiéter évidemment , le système représentatif capitaliste libéral financiarisé va s’adapter au mieux.

    Spoiler:
    C’est, il me semble, nier que les plus faibles souffrent toujours avant que l’on ne trouve une solution. Ici ce sont non seulement les plus faibles mais aussi dans une anticipation mortifère les générations futures. C’est il me semble également nier l’incapacité des dominants à formuler des solutions adéquates légitimes et justes. c’est nier l’incompétence de ceux qui ont l’aplomb de nous gouverner avec sérieux.
  • Il faut mieux rémunérer les politiques pour attirer les cerveaux les plus brillants vers la carrière politique et non vers l’économie.
  • Il faut changer de gouvernance. L’ennemi c’est l’État qui nous spolie de notre liberté d’entreprendre. Il faut déréguler pour laisser l’économie et le rationalisme individuel gouverner par le libre marché parfait.
  • Il faut un État plus fort pour réformer néolibéralisme
  • Le néolibéralisme ne suffit pas, c’est le capitalisme qui est à démanteler.
  • Je serai personnellement pour une option plus radicale encore.  le capitalisme s’est épanoui grâce à un pouvoir politique acquis à sa faveur. C’est le fondement du politique qu’il faut reformer. L’origine du problème vient de la capacité de l’être humain à s’aliéner et à ne pas reconnaître et favoriser les autres formes d’interaction sociale que sont la coopération et la symbiose mais de lui préférer la compétition et la prédation les premières sont au moins aussi naturelles mais ne sont pas automatiques, c’est pourquoi il faut a la fois reformer le politique et l’éducation. Apprendre la coopération et la symbiose pour ne pas s’aliéner ne pas s’enfermer dans des interactions domination/soumission.
  • Pour se faire, il faut remonter aux fondements de l’humain social, il faut remonter à l’intime au lien.
  • Voici ce que je suggère  dans Votons-nous…

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