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Le temps SOMUMAIN : SOciétaires de la MUltitude MAINtenant

C’est Maintenant qu’il faut agir.

Nous ne sommes fait que de liens. Sans interactions, nous ne sommes rien.

Nous devons nous lier pour faire Société.

S’unir sans diviser pour ne plus faire Dissociété.

En temps de guerre, on ne fait généralement pas de quartier. Tout l’enjeu ici va être de Faire Quartier. D’habiter notre vie. De tisser le lien qui fera notre peau et notre chair.

Jusqu’ici, nous nous sommes abrités dans le vide. Nous n’avons fait que fuir. Au point de nous remplir de vide.

HOMOVIDE21

est le virus de notre pathologie sociétale.

L’élection de représentants parmi un choix limité d’élites est un échec. Choisir au sein d’un entresoi formé à penser tous de la meme manière, c’est à dire de la manière qui génère les problèmes auxquelles nous devons faire face. Excusons-nous de les avoir mis dans une telle posture inhumaine qu’ils ont accepté par attirance du pouvoir et goût de la domination.

La démocratie représentative nous mène vers des dérives anti-démocratiques de part sa nature même de représentativité (par des élites sans diversité), de délégation, d’abandon de sa souveraineté. Mais aussi par son placement dans un modèle économique capitaliste qui met le pouvoir politique au service des puissances économiques et financières.

La séparation des pouvoirs n’inclut pas tous les pouvoirs. Peut-être parce que les pouvoirs économiques financiers n’étaient pas aussi développés et concentrés à l’époque.

Nous sommes passés d’une société d’aliénation au travail à une société d’aliénation à la consommation et au divertissement, en plus du travail.

Notre modèle de développement occidental par l’accumulation a exploité la nature et les populations les plus faibles. Nous détruisons pour construire, nous aliénons pour consommer, nous élisons pour nous faire gouverner et nous irresponsabiliser. Les conséquences auxquelles nous devons faire face sont le dérèglement des écosystèmes (effondrement de la biodiversité, dérèglement climatique, épidémies, destruction des sols, ingestion de la ressource en eau, etc). Nous n’avons fait que fuir. Quelques uns n’ont fait qu’accumuler et dominer. La conséquence la plus puissante et la plus pernicieuse est sans doute la montée du nihilisme, de la déshumanisation. La perte de notre capacité à nous lier. Notre perte de covalence. C’est aussi notre capacité à développer de l’attachement. Nous nous sommes détachés, des autres et de la vie. Insensibilisés. Au niveau sensoriel mais aussi du sens. Nous sommes tellement obnubilés par le confort et la sécurité que nous préférons une vie moribonde à une vie vibrante. Nous avons développé une pathologie sociétale qui efface le lien et qui nous rend schizophrène. Nous réduisons notre individualité à la consommation et au divertissement. Nous réduisons notre pouvoir collectif à un vote quinquennal. Nous avons peur de la mort et nous préférons pourtant opter pour une vie mortifère. « Commençons par la mort, nous verrons plus tard si nous tentons de risquer la vie… »

Maintenant est venu le temps de nous prendre en main et de tendre vers l’autre.

Soutenir les liens.

Le professionnel politique a montré son caractère néfaste. Il est temps de faire confiance à la vie et à l’humain. Je vous propose de faire une chose très simple : la révolution se fait avec un crayon et une feuille de papier. Cette feuille est un bulletin de vote et vous allez voter pour un binôme, pour un lien : Vous et chacun de vos voisins de quartier. Ce bulletin de vote épistolaire va devoir être glissé dans une urne pour faire effet : cette urne c’est la boite aux lettres de votre voisin.

Ce geste vers l’autre doit être ample. Ce n’est pas la fin de quelque-chose, c’est le début.

Celui-ci devra indiquer ses coordonnées et ce sera le départ pour le tissage de lien social. Sans doute d’abord via internet par un réseau social local puis également par des LIKE physiques (posts-it ??), des discussions de vive voix, des réunions grâce aux compétences coopératives que nous allons développer par toutes ces interactions, comme l’écoute et la réalisation que les différences font la diversité qui nous enrichit.

Former des assemblées de quartier pour partir de la base, du local. Du sol. Les pieds sur terre. Sortir le terroir du tiroir. Trouver notre souveraineté. Du sol et de la terre. Territorialiser la solidarité. Partir de ceux qui vivent. Ceux qui vont tracer et tisser. Pour effacer le vide en le remplissant d’humanité.

Partir de la base pour ne pas remonter verticalement vers une construction culturelle aliénante et minéralisante. De la base vers la base, organiquement. Nous incarnerons la Multitude unie dans sa diversité

La séparation des pouvoirs est une bonne chose pour se prémunir des dérives totalitaires d’un pouvoir concentré. Dans la Multitude, les instances seront également séparées. Nous serons le Législatif. Nous participerons aux instances administratives existantes comme un pouvoir Exécutif, pour exécuter ce qui aura été légiféré. En tant que jury de la multitude, nous participerons plus activement à la Justice.

Pour se faire, l’argent habituellement alloué à la rémunération de nos élus contribuera au versement d’un Revenu de Démocratie Participative. Nous pourrons donc dégager du temps sur notre travail principal pour participer à la vie de la cité. Devenir Sociétaires pour faire Société.

Pour goûter à la résilience de la diversité des liens. Mettre nos demains pour une multitude de liens.