Déclaration officielle des gouvernants du monde

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Nous, chefs de gouvernements,

Considérant notre incapacité à gérer les sociétés humaines et en particulier les nations,

Considérant notre incapacité à assurer la séparation des pouvoirs entre législatif et exécutif d’un coté et économique et financier de l’autre,

Considérant le fardeau inhumain de la responsabilité de décider pour les autres et pour la société dans son ensemble,

Considérant l’irresponsabilité que ce système représentatif engendre chez les citoyens,

Considérant l’irresponsabilité des citoyens à croire qu’un système représentatif rémunéré et hiérarchique puisse être un modèle réellement démocratique,

attendu que mieux les politiques sont payés et moins les citoyens viennent à la politique par vocation et dans l’intérêt commun, mais pour le pouvoir, la représentation, le prestige social et la domination,

Considérant les limitations abyssales que nos formations technocratiques ont provoqué sur notre capacité à penser et à déformater, et considérant l’impossibilité de résoudre des problèmes par le système de pensée même qui les a créés,

Mesurant notamment la dimension ingérable de la bulle économique et financière formée par le vide exponentiel des carences de la « science » économique, de part – nous le voyons de plus en plus maintenant pour être honnêtes – ses présupposés moraux et ses externalités, et leurs conséquences sur nos valeurs (monétaires comme éthiques) et notre valence (capacité à se lier socialement),

Considérant la démocratie comme un chemin dynamique à explorer davantage qu’un objectif statique à s’abîmer, et la représentativité comme une étape historique,

Voyant les crises systémiques et donc à répétition et croissantes que nos sociétés génèrent sur les populations les plus faibles, sur la planète et sur les générations futures,

Avouant notre incapacité le carrefour historique devant nous, constitué :

  • de la sur-consommation, sur-accumulation, sur-production, sur-mobilité,
  • de la destruction consécutive des écosystèmes, du dérèglement du climat de la planète, de l’effondrement de la biodiversité, de l’émergence d’épidémies systémiques, la tension sur la ressource en eau, la dégradation des sols,
  • des défis de la surenchère technologique mais de la faible marge de réduction de la réduction des coûts de production, de la croissance démographique, de sa transition et de sa densité,

Et reconnaissant le besoin d’une coopération plus large, pour ne pas dire « de l’émulation des multitudes », pour répondre à ses enjeux et permettre de laisser en meilleur état le capital que nous empruntons aux générations futures.

Souhaitant aussi nous désengager à bon compte de notre gestion sans nom de la crise sanitaire,

Constatant notre difficulté de plus en plus grande à supporter le regard de notre entourage sur notre incapacité crasse à gouverner,

Voyant la difficulté que nous avons eu de sortir de notre position de déni concernant les considérations susnommées,

Et voyant distraitement que ça paie mieux dans le privé, (à supprimer)

Prenons la décision, à compter de ce jour et par le présent texte,

De démissionner de nos postes respectifs et de rejoindre les multitudes,

Afin de provoquer l’émulation d’une démocratie participative à l’échelle locale,

Dans le but final de responsabiliser les citoyens, de créer du lien social qui a du sens et de faire Société dans l’intérêt de ceux qui nous sont chers et nous succéderont.

Proposons en conclusion, ou plutôt en introduction du monde des générations futures, que l’argent versé au secteur professionnel de la politique soit versé à la multitude des citoyens afin de permettre à chacun de toucher un Revenu Civique et Social afin que chacun puisse travailler à temps partiel (ou de réduire le temps de travail légal), et donc à tous de travailler, de contribuer à la vie de la cité et d’avoir accès à des interactions sociales humanisantes.

Jean-Michel Obamo, Vlad-emir fromajfritine, Manu El Macaron, Qi Jean Pong, Jeanair Borsalino, Défaite Airban, Receptaclyyip Verredeauğan

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